LA PROVENCE : Se sachant trahi le mari avait vu rouge

Le procureur Rémy Avon choisit de parler d’une « possible infortune conjugale ». L’avocat de la défense, Me Charles Reinaud, sera limpide : « À 4h du matin,

ARTICLE LA PROVENCE 14/10/2015 SÈVERINE BATTESTI-PARDINI

Le procureur Rémy Avon choisit de parler d’une « possible infortune conjugale ». L’avocat de la défense, Me Charles Reinaud, sera limpide : « À 4h du matin, son client découvre que sa femme envoie des SMS attestant d’une liaison avec son meilleur ami. Ils étaient ensemble depuis qu’ils avaient 12 ans alors il le dit lui-même, il a perdu sa vie cette nuit-là », finit Me Reinaud en évoquant le cas de Sébastien, qui arrive devant la justice avec un casier vierge, pour une comparution immédiate. Pour cette première fois, le jeune père doit être jugé pour violences conjugales, violences avec arme, menaces de mort et port d’arme : il s’était rendu chez son (futur ex, sans doute…) meilleur ami, et c’était le père de celui-ci qui l’avait calmé : « Il venait d’ailleurs de mettre son fils à la porte, lui disant qu’on ne regarde pas la femme de son ami », précise la défense. En attendant le procès au fond, car les victimes n’ont pu être avisées et Sébastien devra être jugé ultérieurement, la défense demande que l’on place le prévenu sous contrôle judiciaire : « Il peut très bien ne pas rentrer en contact avec la mère de ses enfants ». Le procureur, lui, évoque « une bombe pas encore désamorcée », la nuit des faits, où « il a vu rouge ».

Sébastien sera placé sous contrôle judiciaire en attendant le procès.

Séverine Pardini